Est-ce que la pratique du trail avec du dénivelé (positif et négatif) est bénéfique ou non pour le triathlon ?

Les triathlètes qui tentent l’aventure du trail sont nombreux,

Tout comme les traileurs qui se mettent au triathlon, 

Et vous faites peut-être partie de ceux/celles-là.

Et il est vrai qu’on est nombreux à se laisser tenter par 1 ou 2 trails en hiver,

Pour se changer les idées et accrocher un dossard lorsque la saison de triathlon est encore loin.

Alors, quels sont les avantages à associer trail et triathlon ?

Et quels sont les pièges à éviter ?

⛰️ Sortez vos bâtons, c’est parti.

Les bienfaits du trail avec dénivelé pour les triathlètes

1 – Le renforcement musculaire de la chaîne postérieure

Les trails et le dénivelé sont une excellente façon de renforcer plusieurs muscles de la chaîne postérieure : fessiers, ischio-jambiers, mollet (triceps sural). 

Des muscles essentiels pour le triathlon, surtout en course à pied et en vélo.

2 – L’amélioration de la technique de course

Le trail offre des terrains variés – surface, dénivelé, dureté du sol – qui sollicitent davantage nos qualités de pied que la course sur route.

C’est un excellent moyen – en course autant qu’à l’entraînement – d’affiner notre technique à pied (pose de pied, posture, proprioception)

3 – Développement de la capacité aérobie

Les distances qu’on parcourt en trail sont souvent supérieures à celles sur route. Ce qui implique que l’intensité y est souvent plus faible (et peut-être (?) une impression de sport plus “plaisir” que la route et ses épreuves chronométrées) : c’est donc un excellent moyen de bosser en zones 1 et 2.

Une bonne idée pour les sportifs d’endurance que nous sommes.

Oui mais… pas n’importe comment !

Vous vous en doutez : il y a tout de même quelques précautions à prendre et des risques à éviter, dès lors que les triathlètes que nous sommes s’éloignent un peu trop loin du bitume.

1 – Le risque de blessure

Les terrains accidentés et les variations de surface, de dénivelé et de contraintes augmentent les risques de blessure.

On connaît tous la classique “entorse sur une racine », mais c’est aussi vrai pour les chutes et les traumatismes liés aux chocs répétés en descente.

Ne devient pas Kilian qui veut 🐐

2 – Le manque de spécificité de l’entraînement

Le trail et le triathlon sont 2 disciplines aux contraintes différentes. 

Pas la même durée, pas les mêmes groupes musculaires, pas les mêmes contraintes physio et matérielles.

Or, pour progresser, la phase de préparation spécifique à la course est indispensable.

Et là, il vous faut faire un choix.

Plus on fait de trail, moins on fait de spécifique triathlon.

Bien entendu, rien ne vous empêche de courir vos sorties d’endurance en sous-bois ou de faire un peu de spécifique Trail lors de la période hivernale.

3 – La récupération plus longue (?)

J’y mets un point d’interrogation car je n’ai pas trouvé d’étude sur le sujet, je me base sur le ressenti (subjectif) de nombreux athlètes avec qui l’on discute.

D’une manière générale, le trail – surtout avec dénivelé – semble plus exigeant pour les muscles et les articulations que la course sur route (et encore davantage que les 2 autres disciplines “portées » du triathlon).

Ce qui peut nécessiter un temps de récupération plus long entre les séances d’entraînement.

En conclusion, on fait ami-ami ?

Il est essentiel de trouver un juste équilibre entre les différentes disciplines et de prioriser vos objectifs, sans se priver de ce qui vous fait envie.

Si vous avez envie de faire les 2 disciplines sans objectif de performance majeure, une répartition simple à mettre en place consiste à les répartir dans l’année : le tr

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